Donc rien. Je me suis leve a 13h30, j'ai bouffe un truc, et puis playa avec un bouquin, c'est tout.
J'ai fait tellement rien que j'ai meme pas poste les news du jour sur ce blog. Je tiens ici a m'en excuser publiquement aupres des lecteurs, dont certains ont salue l'aspect divertissant de ce document, qui au fil des jours a pris la place d'un petit feuilleton dans leurs existences hivernales. Je tiens aussi a leur dire publiquement : Merci !
Une vue laterale sur le coin TV du resto, depuis mon coin petit dejeuner-diner de 13h30.
Alors que je m'etais installe au soleil sur ma serviette, avec pour objectif de terminer "Ubik" (un livre de Philip K. Dick qui tres bien, le livre, pas la dick... Enfin... Je savais pas que Jodorowski avait pompe une bonne partie de l'atmosphere de sa saga l'Incal chez quelqu'un. Regis, un commentaire ?) lorsque soudain ! - J'entends un gros POF. C'etait une noix de coco (toute petite, remarque) qui m'est tombee a 50 centimetres de la gueule. Alors j'ai mis mon casque et j'ai delpace ma serviette, pis j'ai enleve mon casque. Voila, souvenez-vous, les cocotiers, c'est dangereux.
Donc voici Haad Salad, dont on dit que c'est une Haad Yao en miniature. Ce dont tout le monde se fout, vu qu'elles se ressemblent toutes.
- Vous aviez pas remarque ?
Le soir, je suis retourne bouffer du poisson (pour changer) chez MongMook (?). Je me suis envoye un King Fish (c'est un maquereau geant, mais vu la place de la prostitution dans la societe thailandaise, c'est normal que les maquereaux soient geants...) au 3 saveurs : tomate, oignon et ail. c'est encore foutu pour une operation seduction.
M'en fout, je vais aller me coucher et demain je me leve tot et je vais faire une marche jusqu'au point culminant de l'ile...

2 commentaires:
A propos d’Ubik et de L’incal (J v à la hache et à la hâte mais c’est comme ça que c’est bon). Dans les 2 cas il s’agit bien d’un rêveur qui doit se réveiller et qui plus est d’un antihéros qui va malgré lui être révélé à lui-même. Les 2 mondes/décors sont similaires, il s’agit de la ville-système-ordre-total dans lequel un individu est plus un matricule qu’une personne (cf. Matrix, le prisonnier, Metropolis, les temps moderne,..). Mais les deux approches sont très sensiblement différentes et, ce que je trouve intéressant, complémentaires.
Dans l’Incal, le récit est complètement symbolique, tous les personnages et les mondes traversés sont des figures de quelque chose de plus grand qu’elles, des tropos psychologiques, des divinités. Le héros, et travers lui le lecteur, découvre les différentes faces de soi. C’est une initiation presque classique, une individuation, et même la brève apparition du Dieu Ohr avant le retour à l’oubli.
Dans le cas d’Ubik (qu’il faudrait que je relise), c’est plutôt la texture du monde qui est révélée. L’anti-héros est complètement désemparé par sa propre nature (l’ignorance de) et son malaise, sa folie, sa lucidité est d’autant mieux rendue que ce sont ses propres pensées qui sont corrompues (pour nous dans le texte). Il s’agit d’un roman (sans image contrairement à la bande dessinée) et c’est tout le suc d’un Dick que de voir les raisonnements se tordrent (de rire aussi) et donner quelques gouttes de sens. On n’est pas beaucoup plus avancé après avoir lu du P K D, on ne sait souvent même pas bien ce qu’on a lu, on se sent juste un peu plus mobile, il exerce le toucher, on perçoit les draps tout autour de soi avant le réveil.
L’Incal et les récits de P K D sont des clés de lecture pertinentes (et suivies) du monde contemporain parce qu’ils ont été parmi les premiers à intégrer dans une démarche mystique (archaïque) les contenus particuliers du monde moderne (Scientisme&Technocratie&Technocrade, mediamassification&StarIndividualisation, Solitude-du-produit fini&Ecstaseencapsulée,…). Il sont tous deux le récit de cette guerre pour le contrôle de l’esprit que se font la pseudo-divinité humaine et la divinité toujours Autre mais aucun des deux auteurs n’a plagié l’autre, juste le même monde.
P.S Pour compléter ce machin il aurait fallu mentionner le monde de Tolkien qui est peut-être la 3ème mixture originale de rapport similaires (Monde féerique Vs totalitarisme) qui me vient à l’esprit. Car il faut savoir que malheureusement encore aujourd’hui, mais oui, beaucoup de SF est incapable de franchir les barrières de l’anthropocentrisme (Oooh 3 bras !), du tout social (colonisation de l’espace et grande bagatelle), du tout technique (Elle s’appelle Tâput, elle est programmée pour..), etc,
Ouais, c'est vrai qu'il y a une nuance, mais autant de similitudes dans le monde et notament les termes employes (conapt, homeo-trucmuches, tenues vestimentaires loufoques...) m'ont fait me demander quel auteur ou oeuvre pouvait etre considere comme pionnier dans la creation de ce monde...
On est pas dans le domaine du plagiat, mais tout comme pour Tolkien, il y a une tripotees de recits, jeux de roles et autres qui reprennent l'univers en question, mais tout le monde sait que le createur, c'est Tolkien.
Je me demande simplement si l'univers Ubik/Incal(/5e element?) est un resultat composite entre plusieurs auteurs ou si un type a tout imagine et que les autres s'y rattachent.
Note : pour la ville-ruche et le non-individu, il y a aussi Brazil et Harry Tuttle (you fuck my wife ?!?)...
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